sejour en australie - vacances en australie - voyage en australie - hotel en australie - camping en australie - vols australie - location australie - hebergement australie - billet avion australie - meteo en australie - carte de australie - hotels australie -
Voyage en australie

Découvrez nos offres
Préparez vos vacances, votre sejour ou votre voyage pour l'été 2008 au Australie en consultant les offres de voyages organisés de nos différents partenaires.
 
Les langues parlées en Australie

Bienvenue sur voyage-en-australie.eu. Vous trouverez sur notre site tous les bons plans pour organiser votre voyage  ou votre séjour en Australie.

La population australienne est massée principalement dans les régions côtières du continent. Les trois quarts de la superficie de l'Australie occupent les territoires désertiques de l'intérieur, sont peu habités, sinon par les aborigènes, les premiers habitants du pays.

Les peuples aborigènes : un peu d'histoire sur l'Australie

On distingue deux types d’aborigènes en Australie: d’une part, les aborigènes qui habitent en Australie métropolitaine et sur l’île de Tasmanie, d’autre part, les insulaires du détroit de Torres, qui vivent entre la pointe du cap York au Queensland et l’île de la Nouvelle-Guinée, ainsi que sur de nombreuses îles côtières.
Ces insulaires sont considérés comme ayant développé des traits ethniques et culturels distincts des autres aborigènes du continent, et présentent de plus de nombreuses similitudes culturelles avec les peuples de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ainsi qu’avec d’autres peuples mélanésiens du Pacifique. Depuis 1988, l’année de la célébration du bicentenaire de l’Australie, beaucoup d'aborigènes refusent le terme anthropologique d’aborigène (du latin ab origine: «à l’origine» et désignant un autochtone dont les ancêtres sont considérés comme étant «à l’origine» du peuplement). Ils préfèrent l’appellation de Koorie signifiant «notre peuple» dans plusieurs langues australiennes.

Lors du recensement de 1991, on comptait 238 492 Australiens d'origine aborigène et 26 902 insulaires du détroit de Torres. Or, rappelons-le, ils n’étaient plus que 60 000 en 1920. Sans aucun doute, on assiste présentement à une remontée spectaculaire de la population aborigène par rapport aux décennies antérieures. Selon une projection du Bureau australien des statistiques (Australian Bureau of Statistics), celle-ci devrait passer, sur la base des tendances actuelles quant aux indices de fécondité et de mortalité, de 386 000 personnes (en juin 1996) à 470 000 dès 2006.

Cette remontée démographique serait due à deux facteurs: d’une part, un fort taux de natalité et, d’autre part, l'apport des métis considérés comme des aborigènes et dont le nombre aujourd'hui se situerait à plus de 100 000. Les aborigènes sont présents dans tous les États et Territoires de l’Australie (voir la carte 3), mais les plus grandes concentrations d'aborigènes se trouvent dans les États de la Nouvelle-Galles-du-Sud (109 900), du Queensland (104 800), de l'Australie occidentale (56 200) ainsi que dans le Territoire du Nord (51 900).

Le tableau 2 illustre le nombre des aborigènes par État et Territoire, ainsi que leur pourcentage dans la population du pays. Ainsi, dans tous les États, les aborigènes ne représentent généralement qu’entre 1 % et 3,1 % de la population totale, sauf dans le Territoire du Nord où ils atteignent 28,5 %. En outre, environ 27 % des aborigènes vivent dans les grands centres urbains, alors que 32 % vivent dans les zones rurales et isolées, et ont conservé certains aspects de leur organisation sociale traditionnelle. Plus de 40 % d'entre eux résident dans des petites agglomérations de moins de 1000 habitants.

3.2 Les langues aborigènes

Le nombre de langues aborigènes de l'Australie d’aujourd’hui s'élève approximativement à environ 260 (d’après Wurm 1972), mais il est probable que seulement 150 à 200 d’entre elles sont encore parlées. Les langues des Australiens aborigènes constituent une famille distincte: la famille australienne. La présence très ancienne (plus de 35 000 ans) des peuples aborigènes d’Australie aurait engendré un phénomène de fragmentation linguistique. Les langues de ces peuples, qui comptent actuellement parmi les plus anciennes du monde, étaient à l’origine très étroitement reliées entre elles, mais en raison du cumul des millénaires ces langues ont fini par évoluer de manière différente, à tel point qu’il n’est plus guère possible aujourd’hui d’en reconnaître les affinités originelles.

Des quelque 200 langues australiennes encore utilisées, quelques-unes (moins d’une dizaine) sont parlées par plus de 1000 locuteurs: l’alyawarra (1500) dans le Territoire du Nord et le Queensland, l’anindilyakwa (1000) dans le Territoire du Nord et le golfe de Carpenterie, l’arunta de l’Ouest (1000) et l’arunta de l’Est (1500-2000) dans le Territoire du Nord, le kala lagaw (3000-4000) dans les îles du détroit de Torres et dans le Queensland; le murrinbata (1000) dans le Territoire du Nord, le pitjantjara (2500) dans l’Australie méridionale, le warlpiri (3000) dans le Territoire du Nord et le wik-mungkan (1000) dans le Queensland. Le nombre de locuteurs d'une langue australienne oscille souvent autour de 100 à 500, mais la plupart des langues ne comptent plus que quelques dizaines de locuteurs, sinon quelques-uns (souvent moins de dix). Selon toute probabilité, il ne restera que très peu de langues australiennes dans deux ou trois décennies.

Sur les quelque 353 000 Australiens aborigènes de 1996 (environ 1,5 % de la population du pays), seulement 40 000 ou 50 000 d'entre eux garderaient une connaissance de leur langue ancestrale. Il s’agit des Australiens aborigènes dits de «race pure», qui sont pour la plupart des personnes âgées. Nombreux sont les Australiens aborigènes d'aujourd'hui qui ignorent tout de leurs langues ancestrales, alors que beaucoup d'autres aborigènes n'en possèdent souvent que des notions imparfaites, sinon très fragmentaires. D’ailleurs, près de 95 % de la population aborigène parle l'anglais, sinon comme langue maternelle, du moins comme langue seconde. Ceux qui s'expriment dans les langues aborigènes sont souvent multilingues; ils peuvent parler et comprendre un certain nombre d'autres langues (dont le créole) ainsi que l'anglais.

3.3 Les langues créoles

Certaines communautés aborigènes ont trouvé une façon de communiquer avec les membres des autres communautés linguistiques. Elles ont inventé de nouvelles langues: les langues créoles à base d’anglais. D’aucuns diraient tout simplement que l’anglais appris par les aborigènes a été modifié en une langue qu’il leur est plus facile de comprendre. Il existe deux formes de créole en Australie.

Dans certaines régions du pays, notamment dans le Territoire du Nord, en Australie occidentale et dans le Queensland, certains aborigènes parlent le kriol, un créole à base d’anglais et utilisé par au moins 10 000 locuteurs comme langue maternelle et par plus de 20 000 autres comme langue seconde. La plupart des mots du kriol sont empruntés à l'anglais, mais ils empruntent les traits phonétiques d'une langue aborigène et adoptent une signification aborigène; quant à la grammaire, elle correspond généralement au système grammatical aborigène.

L’autre créole s’appelle le créole du cap York. Il est parlé par quelque 23 400 locuteurs chez les insulaires du détroit de Torres et chez les pêcheurs de la côte est de l’État du Queensland. Cette langue fonctionne un peu sur le modèle du tok pisin utilisé en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou du bichlamar parlé au Vanuatu: c’est un pidgin english devenu langue maternelle pour certains mais simple langue véhiculaire pour d’autres. Le créole du cap York est utilisé comme moyen de communication entre les aborigènes de l’Est et ceux de l’Ouest.

Enfin, il ne faudrait pas passer oublier une petite communauté d’autochtones habitant l’une des dépendances de l’Australie, les île Cocos, et parlant une langue austronésienne appelé le malais des îles Cocos. Les membres de cette petite communauté musulmane de 1000 personnes parlent leur langue maternelle et l’écrivent, mais utilisent généralement l’anglais dans leurs communications avec les autres Australiens.

3.4 L’anglais

L'anglais s'est répandu rapidement à travers le continent, avec le développement de la colonisation européenne au cours du XIXe siècle, ce qui a eu pour effet de refouler les langues aborigènes dans leur aire marginale actuelle et de provoquer l'extinction de plusieurs d'entre elles, quelques-unes dès le début de la seconde partie du XIXe siècle.

Depuis l'implantation des colonies européennes, l'anglais a été la langue officielle de l'Australie. Cette langue est parlée aujourd'hui sous une forme particulière, connue comme l'anglais australien. Cet anglais australien est devenu la langue usuelle de la plus jeune génération.

Le recensement de 1991 révélait que seulement 2,5 % des Australiens nés à l'étranger viennent de Grande-Bretagne et d’Irlande, 30 % proviennent d'autres pays européens et 21 % sont originaires de l’Asie et du Proche-Orient. Quant au recensement de 1998, il montre que 76 % des Australiens sont nés en Australie, que 13,1 % viennent du Royaume-Uni ou de l’Irlande, et que 3,6 % sont originaires d’autres pays d’Europe (Italie, ex-Yougoslavie, Grèce, Allemagne et Pays-Bas), 1,8 % de Nouvelle-Zélande et 1,8 % d’Asie (Vietnam, Philippines et Chine).

3.5 Les langues immigrantes

Beaucoup d'immigrants tendent à se regrouper en communautés linguistiques, notamment les Grecs, les Italiens, les Libanais, les Turcs et certains membres de la communauté serbe. D’autres entretiennent des relations suivies avec les membres de leurs communautés linguistiques vivant hors de l’Australie, que ce soit les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, la Russie, l’Ukraine, la Pologne, la Hongrie, etc. À l’heure actuelle, l'Australie reste le quatrième pays d'immigration et ses nouveaux citoyens proviennent principalement d'Europe et du Sud-Est asiatique. Au cours des dernières décennies, les groupes d'immigrants ont surtout été des Chinois, des Turcs, des Vietnamiens, des Égyptiens, etc. Toutes ces communautés ne conservent leur langue que pendant un ou deux générations et elles s'assimilent à l'anglais rapidement.

D’ailleurs, les statistiques de 1996 révèlent que seulement 15,5 % de la population parle une autre langue que l’anglais à la maison. Il s’agit de l’italien (2,3 %), du grec (1,6 %), du chinois cantonais (1,2 %), de l’arabe libanais (1 %), du vietnamien (0,8 %), de l’allemand (0,6 %), du chinois mandarin (0,5 %), de l’espagnol (0,5 %), du macédonien (0,4 %), du filipino (0,4 %), du croate (0,4 %), du polonais (0,4 %), du maltais (0,3 %), des langues aborigènes ou créoles (0,3 %), du turc (0,3 %), du néerlandais (0,3 %). Mais ces néo-Australiens parlent aussi l’anglais dans une proportion de 81,4 %. Parmi ceux qui sont nés en Australie, 95,6 % parlent l’anglais. À ce sujet, on a constaté un phénomène particulier touchant l'usage de la langue chez certains groupes d'immigrants non anglophones et ne vivant pas en cercle fermé. Ces nouveaux arrivés développent une forme de parler comportant de nombreux mots anglais, ce qui modifie le vocabulaire et les structures grammaticales de leur langue d’origine.

Météo - Location Australie - Sejour Australie - Voyage Australie - Billet avion - Carte - Ambassade - Tourisme - Parcours