Bienvenue sur
voyage-en-australie.eu. Vous trouverez
sur notre site tous les bons plans
pour organiser votre voyage
ou votre séjour
en Australie.
La population australienne est massée
principalement dans les régions
côtières du continent.
Les trois quarts de la superficie
de l'Australie occupent les territoires
désertiques de l'intérieur,
sont peu habités, sinon par
les aborigènes, les premiers
habitants du pays.
Les peuples aborigènes
: un peu d'histoire sur l'Australie
On distingue deux
types d’aborigènes en
Australie: d’une part, les aborigènes
qui habitent en Australie métropolitaine
et sur l’île de Tasmanie,
d’autre part, les insulaires
du détroit de Torres, qui vivent
entre la pointe du cap York au Queensland
et l’île de la Nouvelle-Guinée,
ainsi que sur de nombreuses îles
côtières.
Ces insulaires sont considérés
comme ayant développé
des traits ethniques et culturels
distincts des autres aborigènes
du continent, et présentent
de plus de nombreuses similitudes
culturelles avec les peuples de la
Papouasie-Nouvelle-Guinée ainsi
qu’avec d’autres peuples
mélanésiens du Pacifique.
Depuis 1988, l’année
de la célébration du
bicentenaire de l’Australie,
beaucoup d'aborigènes refusent
le terme anthropologique d’aborigène
(du latin ab origine: «à
l’origine» et désignant
un autochtone dont les ancêtres
sont considérés comme
étant «à l’origine»
du peuplement). Ils préfèrent
l’appellation de Koorie signifiant
«notre peuple» dans plusieurs
langues australiennes.
Lors du recensement
de 1991, on comptait 238 492 Australiens
d'origine aborigène et 26 902
insulaires du détroit de Torres.
Or, rappelons-le, ils n’étaient
plus que 60 000 en 1920. Sans aucun
doute, on assiste présentement
à une remontée spectaculaire
de la population aborigène
par rapport aux décennies antérieures.
Selon une projection du Bureau australien
des statistiques (Australian Bureau
of Statistics), celle-ci devrait passer,
sur la base des tendances actuelles
quant aux indices de fécondité
et de mortalité, de 386 000
personnes (en juin 1996) à
470 000 dès 2006.
Cette remontée
démographique serait due à
deux facteurs: d’une part, un
fort taux de natalité et, d’autre
part, l'apport des métis considérés
comme des aborigènes et dont
le nombre aujourd'hui se situerait
à plus de 100 000. Les aborigènes
sont présents dans tous les
États et Territoires de l’Australie
(voir la carte 3), mais les plus grandes
concentrations d'aborigènes
se trouvent dans les États
de la Nouvelle-Galles-du-Sud (109
900), du Queensland (104 800), de
l'Australie occidentale (56 200) ainsi
que dans le Territoire du Nord (51
900).
Le tableau 2 illustre
le nombre des aborigènes par
État et Territoire, ainsi que
leur pourcentage dans la population
du pays. Ainsi, dans tous les États,
les aborigènes ne représentent
généralement qu’entre
1 % et 3,1 % de la population totale,
sauf dans le Territoire du Nord où
ils atteignent 28,5 %. En outre, environ
27 % des aborigènes vivent
dans les grands centres urbains, alors
que 32 % vivent dans les zones rurales
et isolées, et ont conservé
certains aspects de leur organisation
sociale traditionnelle. Plus de 40
% d'entre eux résident dans
des petites agglomérations
de moins de 1000 habitants.
3.2 Les langues aborigènes
Le nombre de langues
aborigènes de l'Australie d’aujourd’hui
s'élève approximativement
à environ 260 (d’après
Wurm 1972), mais il est probable que
seulement 150 à 200 d’entre
elles sont encore parlées.
Les langues des Australiens aborigènes
constituent une famille distincte:
la famille australienne. La présence
très ancienne (plus de 35 000
ans) des peuples aborigènes
d’Australie aurait engendré
un phénomène de fragmentation
linguistique. Les langues de ces peuples,
qui comptent actuellement parmi les
plus anciennes du monde, étaient
à l’origine très
étroitement reliées
entre elles, mais en raison du cumul
des millénaires ces langues
ont fini par évoluer de manière
différente, à tel point
qu’il n’est plus guère
possible aujourd’hui d’en
reconnaître les affinités
originelles.
Des quelque 200 langues
australiennes encore utilisées,
quelques-unes (moins d’une dizaine)
sont parlées par plus de 1000
locuteurs: l’alyawarra (1500)
dans le Territoire du Nord et le Queensland,
l’anindilyakwa (1000) dans le
Territoire du Nord et le golfe de
Carpenterie, l’arunta de l’Ouest
(1000) et l’arunta de l’Est
(1500-2000) dans le Territoire du
Nord, le kala lagaw (3000-4000) dans
les îles du détroit de
Torres et dans le Queensland; le murrinbata
(1000) dans le Territoire du Nord,
le pitjantjara (2500) dans l’Australie
méridionale, le warlpiri (3000)
dans le Territoire du Nord et le wik-mungkan
(1000) dans le Queensland. Le nombre
de locuteurs d'une langue australienne
oscille souvent autour de 100 à
500, mais la plupart des langues ne
comptent plus que quelques dizaines
de locuteurs, sinon quelques-uns (souvent
moins de dix). Selon toute probabilité,
il ne restera que très peu
de langues australiennes dans deux
ou trois décennies.
Sur les quelque 353
000 Australiens aborigènes
de 1996 (environ 1,5 % de la population
du pays), seulement 40 000 ou 50 000
d'entre eux garderaient une connaissance
de leur langue ancestrale. Il s’agit
des Australiens aborigènes
dits de «race pure», qui
sont pour la plupart des personnes
âgées. Nombreux sont
les Australiens aborigènes
d'aujourd'hui qui ignorent tout de
leurs langues ancestrales, alors que
beaucoup d'autres aborigènes
n'en possèdent souvent que
des notions imparfaites, sinon très
fragmentaires. D’ailleurs, près
de 95 % de la population aborigène
parle l'anglais, sinon comme langue
maternelle, du moins comme langue
seconde. Ceux qui s'expriment dans
les langues aborigènes sont
souvent multilingues; ils peuvent
parler et comprendre un certain nombre
d'autres langues (dont le créole)
ainsi que l'anglais.
3.3 Les langues créoles
Certaines communautés
aborigènes ont trouvé
une façon de communiquer avec
les membres des autres communautés
linguistiques. Elles ont inventé
de nouvelles langues: les langues
créoles à base d’anglais.
D’aucuns diraient tout simplement
que l’anglais appris par les
aborigènes a été
modifié en une langue qu’il
leur est plus facile de comprendre.
Il existe deux formes de créole
en Australie.
Dans certaines régions
du pays, notamment dans le Territoire
du Nord, en Australie occidentale
et dans le Queensland, certains aborigènes
parlent le kriol, un créole
à base d’anglais et utilisé
par au moins 10 000 locuteurs comme
langue maternelle et par plus de 20
000 autres comme langue seconde. La
plupart des mots du kriol sont empruntés
à l'anglais, mais ils empruntent
les traits phonétiques d'une
langue aborigène et adoptent
une signification aborigène;
quant à la grammaire, elle
correspond généralement
au système grammatical aborigène.
L’autre créole
s’appelle le créole du
cap York. Il est parlé par
quelque 23 400 locuteurs chez les
insulaires du détroit de Torres
et chez les pêcheurs de la côte
est de l’État du Queensland.
Cette langue fonctionne un peu sur
le modèle du tok pisin utilisé
en Papouasie-Nouvelle-Guinée
ou du bichlamar parlé au Vanuatu:
c’est un pidgin english devenu
langue maternelle pour certains mais
simple langue véhiculaire pour
d’autres. Le créole du
cap York est utilisé comme
moyen de communication entre les aborigènes
de l’Est et ceux de l’Ouest.
Enfin, il ne faudrait
pas passer oublier une petite communauté
d’autochtones habitant l’une
des dépendances de l’Australie,
les île Cocos, et parlant une
langue austronésienne appelé
le malais des îles Cocos. Les
membres de cette petite communauté
musulmane de 1000 personnes parlent
leur langue maternelle et l’écrivent,
mais utilisent généralement
l’anglais dans leurs communications
avec les autres Australiens.
3.4 L’anglais
L'anglais s'est répandu
rapidement à travers le continent,
avec le développement de la
colonisation européenne au
cours du XIXe siècle, ce qui
a eu pour effet de refouler les langues
aborigènes dans leur aire marginale
actuelle et de provoquer l'extinction
de plusieurs d'entre elles, quelques-unes
dès le début de la seconde
partie du XIXe siècle.
Depuis l'implantation
des colonies européennes, l'anglais
a été la langue officielle
de l'Australie. Cette langue est parlée
aujourd'hui sous une forme particulière,
connue comme l'anglais australien.
Cet anglais australien est devenu
la langue usuelle de la plus jeune
génération.
Le recensement de
1991 révélait que seulement
2,5 % des Australiens nés à
l'étranger viennent de Grande-Bretagne
et d’Irlande, 30 % proviennent
d'autres pays européens et
21 % sont originaires de l’Asie
et du Proche-Orient. Quant au recensement
de 1998, il montre que 76 % des Australiens
sont nés en Australie, que
13,1 % viennent du Royaume-Uni ou
de l’Irlande, et que 3,6 % sont
originaires d’autres pays d’Europe
(Italie, ex-Yougoslavie, Grèce,
Allemagne et Pays-Bas), 1,8 % de Nouvelle-Zélande
et 1,8 % d’Asie (Vietnam, Philippines
et Chine).
3.5 Les langues immigrantes
Beaucoup d'immigrants
tendent à se regrouper en communautés
linguistiques, notamment les Grecs,
les Italiens, les Libanais, les Turcs
et certains membres de la communauté
serbe. D’autres entretiennent
des relations suivies avec les membres
de leurs communautés linguistiques
vivant hors de l’Australie,
que ce soit les Pays-Bas, l’Allemagne,
la France, la Russie, l’Ukraine,
la Pologne, la Hongrie, etc. À
l’heure actuelle, l'Australie
reste le quatrième pays d'immigration
et ses nouveaux citoyens proviennent
principalement d'Europe et du Sud-Est
asiatique. Au cours des dernières
décennies, les groupes d'immigrants
ont surtout été des
Chinois, des Turcs, des Vietnamiens,
des Égyptiens, etc. Toutes
ces communautés ne conservent
leur langue que pendant un ou deux
générations et elles
s'assimilent à l'anglais rapidement.
D’ailleurs,
les statistiques de 1996 révèlent
que seulement 15,5 % de la population
parle une autre langue que l’anglais
à la maison. Il s’agit
de l’italien (2,3 %), du grec
(1,6 %), du chinois cantonais (1,2
%), de l’arabe libanais (1 %),
du vietnamien (0,8 %), de l’allemand
(0,6 %), du chinois mandarin (0,5
%), de l’espagnol (0,5 %), du
macédonien (0,4 %), du filipino
(0,4 %), du croate (0,4 %), du polonais
(0,4 %), du maltais (0,3 %), des langues
aborigènes ou créoles
(0,3 %), du turc (0,3 %), du néerlandais
(0,3 %). Mais ces néo-Australiens
parlent aussi l’anglais dans
une proportion de 81,4 %. Parmi ceux
qui sont nés en Australie,
95,6 % parlent l’anglais. À
ce sujet, on a constaté un
phénomène particulier
touchant l'usage de la langue chez
certains groupes d'immigrants non
anglophones et ne vivant pas en cercle
fermé. Ces nouveaux arrivés
développent une forme de parler
comportant de nombreux mots anglais,
ce qui modifie le vocabulaire et les
structures grammaticales de leur langue
d’origine.
|